cinéma

« le pur type français »

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Une petite phrase, incomplète, jointe au geste de prendre le menton et de tourner légèrement le visage pour l’avoir de profil … Ces mots, la notion de « pur type français », prononcés pendant l’occupation, le geste, les voilà dans La traversée de Paris (Gabin, Bourvil), sont exactement les mêmes que ceux, entendus en 1943, en Tunisie occupée et plus précisément à Beaulieu, chez nous. En 43 l’homme au pur type français, c’était zio Léon, tunisien, né à Monastir, teint clair, belle calvitie, beau parleur. Mais là il faisait l’objet de l’admiration d’un allemand en uniforme venu « réquisitionner » quelques poulets à la ferme.

Dans le film c’est Gabin qui fait admirer son compère Marcel (Bourvil).

Voilà. Une petite note pour les arrière-petits-enfants de Léon et Gilda (pas moi, une de mes tantes paternelles). Zio Léon était un grand comédien !

Et la surprise de retrouver cette situation dans un film qui a fait du bruit.

http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/article/fiction/88576/le-film-a-voir-ce-soir-la-traversee-de-paris.html

gabin_bourvil_aff

des images en éventail

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Ou les egos élastiques, des jours où on est écho à des egos amis, complices, recherchés et des jours où son propre ego réclame, j’ai envie de rouler pour moi, « les routiers sont sympa ». Et moi, et moi et moi mais cette chanson parle d’un moi dans la foule, « aujourd’hui j’ai fait l’amour avec des milliers de chiliens », c’était dans un film d’Abraham Segal, chercherai le titre la date, vers 75-76. Oui, les egos élastiques, le télescopage d’images, qui se chevauchent, superposent, s’évanouissent peuvent revenir … et il y a des mécanismes des procédés « des trucs » pour les voiler dévoiler, comme on fait glisser les panneaux d’un éventail …

 
éventail

"les comédiens"

L’adresse de ce bel éventail qui a « la coquetterie » de se déployer seulement sur site : http://www.verapilo.com/eventails/boutique-eventails/index.php?page=carrousel — contrariété d’ordre technique : les liens, les adresses copiées affichées comme liens ne fonctionnent pas avec WordPress, je ne les vois pas tous sur la colonne de droite … —

    Le jeu de l’éventail, ouvert, plus ou moins, on voit certaines de ses images … celles qui sont dessus, comme Google classe les articles par occurence, comme l’affichage des comm que Facebook resserre, aplatit, rouvre en accordéon.
    nbsp;

    Nos images mentales jouent un peu le même jeu, tout en haut … et même de façon obsessionnelle les fréquentes les rapprochées ou alors ce sont des souvenirs ou des marquants … on n’ouvre pas l’éventail, l’inconscient est aux commandes. D’où l’importance la nécessité de ventiler, pas croupir se laisser envahir … Varier, diversifier c’est vital.

    Je me suis laissée prendre dans ces filets, fonçant tête baissée, comme je l’ai fait autrefois pour le russe, ou au moment de la thèse, pour le piano aux alentours de mes seize dix-huit ans, Internet aussi. On écarte tout et on plonge dans le bouillon, c’est à ce prix qu’on progresse. Certainement, mais se ménager des arrières, des fenêtres latérales … sinon on devient fou dingue style Huis clos. Et la célèbre phrase « l’enfer c’est les autres ».

    Facebook ?
    Et une des phrases « historiques » entendues ce matin à propos de Ben Laden …
    http://www.franceculture.com/emission-les-matins-apres-la-mort-de-ben-laden-2011-05-02.html — du diable si je me souviens de cette phrase, il faudrait réécouter les Matins de ce lundi 2 mai 2011. En fait c’est toute la chronique, les Idées claires de Julie Clarini et, au-delà d’une phrase, c’est un mot, un concept, un monde …

    http://www.franceculture.com/emission-les-idees-claires-desamicalisez-moi-2011-05-02.html
      … au cas où le lien ne fonctionnerait pas, le texte de la chronique, piqué sur le site de France Culture :

    « Désamicalisez-moi ! »
    02.05.2011 – 07:35

    « Chers auditeurs, j’en suis sûre, vous connaissez le mot « désamicaliser » ; non, ce n’est pas encore dans le dictionnaire de l’Académie, mais son équivalent anglais « to unfriend » est entré dans celui d’Oxford il y a déjà deux ans. (Comme quoi le conservatisme britannique n’est plus ce qu’il était…)

    « Désamicaliser », c’est supprimer un de ses amis sur le réseau social Facebook.
    Et si j’en parle ce matin , c’est parce sur ce simple clic – « je te supprime de ma liste d’amis, tu n’auras donc plus accès à ma page personnelle, et à tout ce que je partage avec les autres » –, sur ce clic décisif – « tu n’en es plus »- une admirable analyse de l »univers Facebook a été développée, dans un dernier numéro du Débat.

    Au début, une intuition : une partie du succès de Facebook viendrait, non pas de sa capacité à mettre en relation des individus, mais de sa capacité à neutraliser le conflit entre eux. Pas de bagarre, en effet, pas d’explication, pas de justification, il suffit d’appuyer sur une touche, et le miracle advient : toi, l’ami qui me pèse, l’opportun, le fâcheux, tu as disparu de mon univers numérique.
    Facebook propose ce service immense : se débarrasser d’un ami sans entrer en débat avec lui.

    Or, ce monde où l’ami peut rejoindre du jour au lendemain l’immense foule de ceux qu’on ignore avec délectation, ce monde est d’autant plus intriguant, explique l’auteur de cette analyse, Jérôme Batout, que l’histoire de la création de facebook n’est qu’une histoire de conflits, de conflits entre anciens amis devenus de parfaits ennemis. Le film qui retrace la naissance du réseau social The social network ne met en scène, à y bien regarder, qu’une série de ruptures. Rupture avec une ancienne petite amie, qui donne à Mark Zuckerberg l’idée de pirater le trombinoscope du campus d’Harvard, rupture avec jumeaux Winklevoss avec qui pourtant a lieu la première coopération autour du réseau, et rupture avec le meilleur ami, le best friend forever, Eduardo.

    « En d’autres termes, écrit Jérôme Batout, l’histoire de Facebook est celles d’amis qui, à force de soigneusement, refouler des divergences naissantes, les laissent s’épanouir, et se retrouvent in fine en situation d’hostilité totale lorsque le conflit, qui a eu le temps de pourrir, se manifeste. Alors, en une fraction de seconde, on passe d’ « ami » à « ennemi ». Retournement complet.

    A se demander si Facebook ne propose pas, plus qu’un réseau social, plutôt une utopie sociale, oui carrément une utopie : car, qu’elle paraisse attrayante et souhaitable ou au contraire repoussante, c’est bien une vision du monde, d’un autre monde possible qu’offre Facebook à ses utilisateurs : un monde dans lequel serait effacée une donnée majeure de la vie en société, le conflit.
    Ah quel bonheur, d’autant plus qu’il faut le dire, l’ordinaire de la Toile est à l’opposé de cette vision idyllique. Sur internet, ce qui règne en maître c’est le débat, la concurrence des opinions, des plus triviales aux plus nobles, de « faut-il manger bio » au référendum sur la Constitution de l’Union. Tous les jugements sont possibles, des plus subtils au plus brutaux.
    Eh bien, ce que vous offre Facebook, c’est de vous mettre à l’abri de toute ambivalence. Voilà une clef de son succès.

    Reste à savoir, s’interroge Jérôme Batout, si Facebook ne va pas plus loin, si en vérité davantage qu’un monde sans conflit, la force du dispositif ne repose pas sur un mode violent de règlement des conflits.
    Car « désamicaliser », c’est brutal et définitif, comme une brouille d’adolescents. Et cette manière d’esquiver le conflit jusqu’à ce qu’il explose, sans lui laisser la possibilité de se régler, rappelle le lieu de naissance de facebook, le campus américain, un endroit où le code de la sociabilité, impose de se montrer extrêmement sympathique, de refouler les dissensions, réprimer les jugements. On enfouit les pensées négatives jusqu’à l’explosion, au passage à l’acte.

    La question s’impose : Facebook est-il le site d’une génération, et possiblement d’un monde pour lequel, tendanciellement, toute la dimension de la contradiction, de l’adversité, du conflit, serait tenue dans une orbite morte de refoulement ? C’est l’hypothèse de l’auteur de cet article.

    Auquel on ne manquera pas d’opposer que cet aspect régressif de Facebook n’a pas empêché les jeunesses arabes d’en faire une formidable outil pour le conflit. Le réseau social a parfaitement fonctionné comme lieu de rencontres, d’information, d’agrégation des revendications.
    Rien de plus qu’une nouvelle illustration que la technique est toujours façonnée par son usage, et ne connaît aucun déterminisme. En Tunisie, et en Egypte, l’ami est devenu un camarade, mais qui sait, dans un temps futur, le camarade de lutte redeviendra peut-être un ami qu’on aura envie de supprimer, et ce sera si simple…
    « Desamicalisez-moi » !

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j’ai la nostalgie de

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    J’ai la nostalgie de ma mère (Mahmoud Darwish).
    Difficile de parler de nostalgie il me semble, il s’agit plutôt d’une humeur momentanée, comme d’un goût en bouche ou une envie d’entendre de nouveau soit des paroles soit des voix qui vous disent des choses douces, douces-amères avec tite larme au coin de l’œil … Alors ce matin, mercredi 27 est-ce que je nostalge ? j’aurais dit non, mais si j’écris 27 avril alors c’était l’anniversaire de Nénée, Rina, qui n’a vécu que quarante ans et là c’est un mélange nostalgie souvenirs plus anciens, non nostalgiques.
    En fait dès qu’il s’agit de sentiments, de comment on se sent, on est sur une ligne de crête, on peut verser d’un côté d’un autre, et soi-même risquer de railler de se renier … baste !

      S’il y a une nostalgie au sens de loin de ça je suis perdue, ce serait solitude opposée à un être ensemble; et là surgissent les années Beaulieu, zia Ketty, son regard bleu dans un corps immense, figure maternelle ? un certaine façon d’être directe, franche avec qui elle aimait … elle nous a appris à lire l’heure, souvenir commun fait de plaisir et de rigueur.

        nostalgie de ma cigarette, je l’ai dit l’autre jour, on n’y reviendra pas
        nostalgie d’une certaine lenteur, de prendre le Temps de vivre , oui
        mais tout ce qui s’est contre nostalgé, nostalgisé ! mais oui, les mille (mille tre !) choses que j’avais cru ne pas aimer et qui sont entrées dans ma vie, joie, la musique arabe, le oud, ces voix de mon pays

        donc un faux billet sur la nostalgie, hop, on souffle dessus et il s’envole, comme un ballon bleu
        Et c’est une chanson d’Okoudjava qui est attachée à la ficelle …

        «Девочка плачет, шарик улетел», Окуджава Булат

        Девочка плачет, шарик улетел,
        Её утешают, а шарик летит.

        Девушка плачет, жениха всё нет,
        Её утешают, а шарик летит.

        Женщина плачет, муж ушел к другой,
        Её утешают, а шарик летит.

        Плачет старуха, мало пожила,
        А шарик вернулся, а он голубой.

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Pina, ce film extraordinaire

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Pina … ce film que Pina Bausch et Wim Wenders projetaient depuis vingt ans (interviews de Wim Wenders) et qu’ils ont commencé à réaliser si tard pour Pina … ce film comme je n’en ai vu aucun autre, intensité d’émotion, beauté la musique ces corps traités comme des objets inanimés et aussi, comme un jaillissement de la vie, de la pensée … ce va-et vient entre objet et pensée … ces scènes qui se projettent (les séances de projection !) comme une évocation d’autres films de Wim Wenders – que j’aime à entendre son nom ! – les répétitions, les mouvements de groupe, « la file indienne » en ouverture et deux ou trois fois dans le film …

Voir revoir Pina, DVD aussi, toute l’émotion d’une première vision oui, mais certainement la richesse et les surprises attendues promises pour les prochaines.

http://www.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fyoutu.be%2FcXpFD7gi8R0&h=26414.

http://www.theatredelaville-paris.com/Publish/media/477/PinaFilms-partenariat-emissions.pdf

http://www.critikat.com/Pina.html

http://www.humanite.fr/06_04_2011-wenders-bausch-la-cam%C3%A9ra-en-3d-pour-filmer-la-danse-469391

http://www.toutlecine.com/images/film/0029/00296863-pina.html

Pina, le film de Wim Wenders
l'affiche du film

les clubs -1

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1953, 58 ans
et un petit travail pour le cadre, où se répète la photo

Deux principalement, le ciné-club ma passion mais une passion comme les poupées russes, qui en renferme d’autres et on peut ouvrir les boîtes, indéfiniment, puis les remonter.

L’autre c’est le club photo, je m’y suis inscrite tout de suite en arrivant à Brunoy, avais encore la pratique du labo photo, ce plaisir des cuvettes où on voit apparaître, mystérieusement, lignes, formes, tout ce qu’on ajoute mentalement à mesure qu’apparaît l’image … Je me souviens d’un rêve, où je voyais la photo de mon père se dessiner comme ça, dans l’eau … je ne pouvais pas me lasser de le voir, de retour après son absence … intensité du moment …

Il y a les photos émotion, et il y avait les photos boulot, qui pouvaient aussi provoquer un plaisir, la preuve est là, tu vas pouvoir le dire … vu attesté … j’ai aimé aussi, ça faisait partie de moi.

Stop ce matin, plutôt des billets courts, il y passe quelque chose et c’est comme un petit vide après, ne pas continuer dessus … bye, hasta luego

Douze de Nikita Mikhalkov (via Сибирский globe)

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je n’ai pas vu « Douze »… et je pense à un autre film de Mikhalkov, « Soleil rouge » ? « Soleil ?  » … qui date de la perestroïka, et où le héros, joué par lui, est emmené à la fin par le KGB … et où on voit successivement les victimes retournées, devenir bourreaux ou du moins agents etc
Soleil trompeur, утомленный солнцем,

Douze de Nikita Mikhalkov On peut dire que Mikhalkov est un salaud, un ami de Poutine. C'est vrai.  On peut aussi dire que certains passages de son dernier film sont un peu lourds, chargés d'aveux maladroits. Oui, on peut le dire, et je reviendrai sur ces "tâches" plus tard. Il n'empêche. Ce film est pour moi magistral. Il m'a coupé la chique et j'ai eu envie d'applaudir durant le film. C'est rare. [caption id="attachment_464" align="alignright" width="300" caption="12 ho … Read More

via Сибирский globe

b-log surpriselog

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Babarlog, les Bandarlogs épilogue analogue sinologue et zoologue et sémiologue et autres log log log

Mais la surprise est venue par un comm d’une bloguière uma bloguista de loin outre Atlantique … hello, un problème de langue oui mais parler charabia, des mots d’une langue dans une autre, barbarismes solécismes, débridons-nous on pourra toujours essayer d’améliorer une langue une seule, pour ce soir c’est libre parole, verbes déclinaisons, on s’en lave les mains – pardon … mais pourquoi pas, pourquoi se dire toujours moi je ne sais pas, on te le dira bien assez tôt … allez …

Tout à l’heure la Fenêtre des Passagers, j’attends, puis un peu de Bach et puis je me couche tôt (longtemps je me suis …).  Dois être à pied d’oeuvre à onze heures demain … ONZE HEURES SONNAIENT de qui c’était ce film ? De Sica ??