Évènements Fraîchement Actualisés

N’importe qui, c’est pas rien

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kafkaTransports

549854943-grande-depression-crise-economique-mondiale-police-montee-combat-de-rue Faudrait voir à pas trop nous gratter le mollusque, la couenne et l’allumette à combustion, histoire de voir si c’est pas du flan ce qu’on raconte, qu’on serait ramollis de la révolte, faudrait pas nous pousser bien plus, je veux dire qu’on est à deux doigts et un trou de balle, à un rien de se faire niquer sans avoir compris ce qui nous tombe sur le haricot, à deux doigts de la machine à fachos, de se faire mettre trois doigts ou le poing entier, va savoir, parce qu’on aime la rigolade et qu’on aurait rien vu venir, ou pas voulu voir, parce que mieux vaut s’en payer une tranche tant qu’on peut, même une tranche de rassis, on est pas délicats, c’est pas nous qu’on rechigne à fourrer la dingue ou le dindon, pas nous, nom de Dieu, on a le Rabelais bien râblé et au jarret collé…

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Litanies de mon triste cœur (Jules Laforgue)

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simplement lire, un peu, Jules Laforgue

Arbrealettres


Litanies de mon triste cœur

Mon coeur repu de tout est un vieux corbillard
Que traînent au néant des chevaux de brouillard.

Prométhée et vautour, châtiment et blasphème,
Mon coeur est un cancer qui se ronge lui-même.

Mon coeur est un bourdon qui tinte chaque jour
Le glas d’un dernier rêve en allé sans retour.

Mon coeur est un gourmet blasé par l’espérance
Qui trouve tout hélas! plus fade qu’un lait rance.

Mon coeur est un noyé vidé d’âme et d’espoirs
Qu’étreint la pieuvre Spleen en ses mille suçoirs.

Mon coeur est une horloge oubliée à demeure
Qui bien que je sois mort s’obstine à sonner l’heure.

Mon cœur est un ivrogne altéré bien que saoûl
De ce vin noir qu’on nomme universel dégoût.

Mon coeur est un terreau tiède, gras, et fétide
Où poussent des fleurs d’or malsaines et splendides!

Mon coeur est un cercueil où j’ai couché mes…

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Shimon Peres et Reuven Rivlin: « Nous pouvons mettre un terme à l’effusion de sang à Jérusalem – ceci est entre nos mains ».

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Nosnondits

« Nous pouvons  mettre un terme à l’effusion de sang  à Jérusalem –  ceci est entre nos mains ».

7 Juillet 2014

Le Président sortant Shimon PERES et le Président élu Reuven RIVLIN  ont fait un  appel commun à l’adresse des juifs et des  arabes  les exhortant à  mettre fin aux violences et  à croire en leur capacité à  vivre ensemble.

«Maudit soit celui qui dira : Vengeance ! » a écrit le poète Haïm Nachman Bialik.  Maudite soit l’anéantissante  et dévastatrice vengeance  qui  attise  la douleur et  nuit aux  innocents.

La  lutte nationale ne justifie pas les actes de terreur.  Les actes de terreur ne justifient pas la vengeance. La vengeance ne justifie pas la destruction, le pillage et la désolation. Même face à la rage et à la frustration, la violence et la douleur, les choses peuvent être faites différemment.  Les choses doivent être faites différemment.

Au son  des cris…

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Georg Trakl : Occident (4ème version) / Abendland (4. Fassung)

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Parmi les traductions de LEM Urien, du latin, de l’allemand … un texte de Trakl …

Écrire, lire, traduire

           – I –

Lune, comme si sortait du mort
D’une caverne bleue,
Et des fleurs, il en tombe
Maintes sur le sentier rocheux.
Argentin pleure le morbide,
Près de l’étang du soir,
Dans une barque noire
Sont passés outre des amants.
Ou bien retentissent les pas
D’Elis à travers bois
Couleur d’hyacinthe,
De nouveau mourant sous des chênes.
Ô de l’enfant la forme
Pétrie de larmes cristallines,
D’ombres nocturnes.
Des éclairs tords illuminent les tempes
Éternellement froides,
Quand sur la hauteur verdoyante
L’orage de printemps résonne.

           – II –

Si douces sont les forêts vertes
De notre petit monde,
La vague cristalline
Mourant contre le mur en ruine
Et nous avons en dormant  geint ;
Marchent à pas mal assurés
Longeant la bouchure d’épine
Des chanteurs dans l’été du soir,
Dans le calme sacré
Des vignes pâlissant au loin ;

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Qui dira notre nuit (François Cheng)

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François Cheng

Arbrealettres


Georgia O'Keeffe  235e

Qui dira notre nuit
Sinon nous-mêmes ?
Nous qui touchons hors nous le non-voir
nous portons le non-dire

Qui d’autre sinon nous-mêmes
Pour nommer ce qui sans cesse advient :
Lenteur du jour et langueur
Fureur du jour et frayeur
Imminente joie ardente
Immédiate mort atroce

Au plus noir du non-voir
La clarté lunaire rouvre le jardin :
D’heure en heure
revit le cycle nocturne
Pour peu que nous le désirions (…)

(François Cheng)

Découvert chez Lara ici

Illustration: Georgia O’Keeffe

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(Blanche) ou l’oubli

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Non, ce n’est pas le titre du roman d’Aragon mais le thème de l’oubli est très présent dans Comme les amours, de Javier Marias. Un roman que je viens de lire entièrement sur iPhone, test pour un eBook. Il se lit parfaitement bien dans ce format, un livre de 363 pages, signe que ça marche.
Le titre en vo, en espagnol, tient en un mot Enamoramientos, un beau mot bien sonore, qui vous imprègne.
Le livre est construit un peu comme une symphonie, avec un crescendo, un long moment forte et un decrescendo avec quelques reprises de l’intensité. C’est aussi un polar et, troisième point de comparaison, il se présente comme une pièce de théâtre, avec ouverture du rideau sur une scène qu’on va retrouver à la fin, presque identique, et rideau.
Théâtre, polar, symphonie, et récit fait par la narratrice, au style indirect, peu de dialogues. Des descriptions très précises, qui ne ralentissent pas le mouvement. Je me souviens d’avoir sauté des pages chez Balzac, impatientée par les descriptions que je jugeais trop longues, méticuleuses. Il est d’ailleurs question de Balzac tout au long du roman, et de livres et d’auteurs et d’egos – je ne sais pas si on peut employer un pluriel à la française.

    Pas question de raconter, nombreux rebondissements. Enamoramientos vous tient en haleine, d’un bout à l’autre, la traduction ne m’a pas gênée et j’ai comme une petite envie de le relire en vo, parce qu’il y a certainement des expressions à découvrir et certainement une très belle langue. Alors Javier Marias, oui, voilà longtemps que je voulais le lire !
    http://www.liberation.fr/livres/2013/08/28/javier-marias-crime-de-beaute_927768
    http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Du-monde-entier/Comme-les-amours
    http://www.letraslibres.com/revista/letrillas/los-enamoramientos-de-javier-marias
    http://www.alfaguara.com/uploads/ficheros/libro/dossier-prensa/201103/dossier-prensa-enamoramientos.pdf
    javier_marias_001