Rachid ses momies

Publié le Mis à jour le

Emerveillement d’une lecture … soit, mais comment ? J’ai acheté un livre, quelque part il s’agit de curiosité, de devoir lire mais … devoir-mais, c’est là que surgit, tapi dans l’ombre, un certain refus, paresse, plus tard, prétextes à ne pas … Pause, durée … ne pas précipiter ça ne donnerait rien de bon. Un livre, des livres sont là en attente, lequel viendra à ma rencontre et bousculera l’inertie … la petite étincelle, où, quand ? et par quels moyens … une incitation extérieure, sur FB on te propose un long extrait accompagné de ces « comm » élogieux par nature, bien sûr comment dire autrement « j’aime j’ai aimé » il faut bien étoffer ces clics secs. Mais ça ne fonctionne pas non plus je lis distraitement en regardant si c’est long, ça n’accroche pas … je suis comme un âne qui refuse d’avancer, pense à autre chose … Un rendez-vous raté je tourne les talons, « désolée » (je déteste ce mot !).

  • « Et pourtant je regrette Je regrette en secret … » (chansonnette si jolie) et survient l’accident, le livre mais oui, il vient me chercher et je ne lui demanderai pas « pourquoi moi » mais c’est un fait il est là pour me séduire il vient s’ouvrir à la page qui était faite pour ça, pour moi et il me parle de Cheval, c’est un nom propre, le nom d’un homme, je veux savoir qui est Cheval et c’est une histoire au combien au troisième degré, qu’un prisonnier raconte à un autre, que le narrateur, l’auteur, l’imprimeur se sont arrangés pour qu’elle vienne chanter ici, me convier à une danse … Ce soir je ne lirai pas davantage, tellement suis sous le charme, lire la suite ou les chapitres précédents risque de conduire à une déception, ma mémoire fixe ce chiffre VIII, en romaines, on verra demain.
  • Le lendemain se passe, avec comme un éclairage venant d’en haut à gauche, ce Cheval qui n’a rien d’un centaure, mais un charme … ch comme cheval ou comme charme.
    Et c’est le soir, tranquille, le livre et moi, mon verre de thé à côté, oui nous revoilà en tête à tête, je l’ouvre au chap. VIII et je remonte, le VII me plaît, le VI me convient, IV et V, oui dans cet ordre, et l’enchantement agit … merci ! Quelle poésie dans ces momies ! dans ce récit du passé, de générations d’exils de désidentité (hé ! arrêtez s’il vous plaît avec vos histoires à dormir debout et à ne pas délivrer de visas) … une phrase une seule, sinon il faudrait citer tout, et vous aurez bien plus de joie à tenir le livre entre les mains et à lire où bon vous semble (en e-book c’est possible aussi) : « Tu jetas dans la gueule des poissons ton burnous, ton turban, ta tabatière. » Pour une phrase comme celle-là, suivre jusqu’à la fin du monde …

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    http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=auteurs&obj=artiste&no=15571

    http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=33443

    « Le Rêve des Momies » nouveau roman de Rachid Oulebsir
    http://www.siwel.info

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