un borshtsh maison

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En plein été, touristes éhontés si heureux d’être gâtés, chouchoutés comme des envoyés-de … des représentants d’un monde différent, paré de toutes les séductions.

1967 donc, mon second séjour, la seule fois où le voyage s’est fait en train ! oui, 54 h de Paris à Moscou, un arrêt de 6 h à Varsovie, le temps qu’on nous montre un film remarquable sur l’insurrection en 43, je suis nulle ce matin, je ne me rappelle plus, c’est pourtant un film connu, un superbe NB où on entend Maria Casrès, l’immense …

Pour ce voyage en train nous sommes quelques niçois, dont JP tout jeune, ses parents « me l’ont confié » … une entente, une complicité que je n’ai pas eue avec Philippe dans ces âges-là mais seulement plus tard. Il y a aussi un noyau, niçois toujours, de fervents jeunes PC, des enthousiastes de la langue russe faisant russe de tout bois, la cathédrale, les cours, les correspondants, les pots de France URSS et il y a une fille-à-problèmes, qui nous en posera au cours du voyage …

Mais on parle cuisine, celle des restaus, cantines et autres n’est pas à la hauteur … avec JP, l’aubaine, il a dans son carnet, l’adrfesse de deux vieilles dames, relations de ses parents, militants de gauche et comme il estime, modeste, qu’il ne pourra pas les affronter seul, il m’embauche, moi prête à tout pourvu qu’on aille parler russe … recherche de l’adresse, on ne vend pas de plans, il faut aller demander son itinéraire à de petits kiosques dans la rue, il y en a partout, спрачное бюро (au secours, Tania) et il s’avère que nous avons un sacré trajet à faire, métro, tram (oui ? je crois bien) pour arriver jusqu’à elles … charmantes, adorables, confuses de ne pas nous recevoir comme des princes (que nous commençons à incarner, on ne doute de rien) et nous voilà JP et moi racontant … que nous sommes mère et fils, que Papa n’a pas pu faire le voyage … il va falloir tenir la fiction, on ne manque pas d’imagination et c’est parti pour la durée du séjour ! Donc une invitation en règle, que voulez-vous qu’on prépare … réponse « un borshtsh » !
ah ce culot, elles vont devoir faire des courses importantes, passer des heures à la cuisine … ellles se sont surpassées, jamais goûté à un tel borshtsh, et en plein août !

Ce séjour 97 ! curieux comme il s’était estompé, avait disparu et le voilà qui revient avec ses fous rires, je crois bien que JP était fousrirogène … le soir, les jours où n ne sortaitpas, on jouait à la belote dans les chambres, et il y avait Tante Hélène, rêveuse, poète, qui n’avait jamais joué, mais on va t’apprendre ! il y avait Maryse, « la comtesse » venue à Moscou avec une valise de Bibles … autre militantisme, elle avait « un moteur », quel moteur ? qui avait posé problème à la douane, il s’agissait d’un transfo !!! on n’était pas tellement branchés en ces temps-là … Les parties de belote, toujours les mêes qui gagnaient, trichant effrontément, la pauvre Hélène un peu distraite essayait pourtant de suivre, impossible avec des partenaires emportés dans leurs fous rires …

Triste, je n’ai jamais été capable de soutenir un bonne belote ailleurs, il y manquait ces rires, cette bonne triche franche et débridée … la distance avec un autre personnage qui se libérait hors les murs

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2 réflexions au sujet de « un borshtsh maison »

    Sibir a dit:
    avril 3, 2011 à 9:56

    Merci de faire surgir ces souvenirs. 1967, c’était certes l’année de ma naissance, mais il me semble avoir vécu un peu cela, 20 ans plus tard. Surtout cette hospitalité…Des russes qui se privaient de tout, des magasins vides et qui étaient capables de monter un festin pour recevoir des sortes d’extra-terrestre. Et puis moi, Hélène, suis assez nulle aux jeux de cartes, qui n’ont d’intérêt que par l’ambiance joyeuse qu’ils engendrent. Alors Gildotcka, continues ! Tsélouiou

      gildotchka a répondu:
      avril 3, 2011 à 12:17

      donc Tante Hélène et toi, unies par ce beautiful parmi les belles des belles, une Liz Taylor de chez Homère, même combat, pas celui des cartes … d’autres charmes sans doute, elle était pas mal Tante Hélène, très douce …
      l’hospitalité légendaire, il m’a fallu un second séjour et donc 1967 pour y goûter …
      пока, милая

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