l’amour du russe

Publié le Mis à jour le

Parler de la langue russe c’est parler de tant, tant de choses, cette langue si intimement mêlée à l’Histoire, depuis et bien avant 1917 … c’est parler des Poètes maudits maudits-et-russes, visionnaires, des chansons populaires de ces voix acides et à la fois des magnifiques basses chantant Gospodi pomiluy Господи помилуй … Подай Господи …

c’est penser au Cuirassé Potemkine si longtemps interdit en France, pendant 27 ans je crois c’est Gorki lu bien avant de penser à pouvoir tenter la vo … et bien plus tôt le Général Dourakine et la Comtesse née Rostopchine ! c’est l’éblouissement des Ballets Moïsseev, Chaillot trépignant ovation debout, applaudissements rythmés mais là on sort du russe et on saute à pieds joints dans l’enthousiasme du Dégel, après la mort de Staline et les publications qui viennent dire mais ce cauchemar est derrière, ils vont vraiment chanter, les lendemains …

Puis la Grande Désillusion, Soljenitsyn, Une journée d’Ivan Denissovitch, la Maison de Matriona — un bond de quinze ans, fin du Dégel après l’éviction de Khrouchtchev … après le Spoutnik (1957) Gagarine (1960 ? 61 ?) Laïka, Valentina … C’est pour moi l’époque de cette grande passion pour le russe, j’ai plongé tête baissée juste après ma thèse, j’avais fait deux ans de russe en cours du soir à Paris en 53-54 mais arrêté et, juin 64 passait par là le premier soviétique, Kouznetsov je crois … je ne savais plus rien même pas lire et me voilà partie, quinze jours voyage France URSS à Moscou, stage tous niveaux je suis dans les débutants mais en un mois j’ai déjà retrouvé une certaine facilité à lire, là je vais entendre, parler pendant ces cours où nous sommes de tout petits groupes, cinq, six dix au maximum … mais pas de contacts à l’extérieur des cours, pas de rencontres perso …

Trois ans plus tard, de retour, des adresses, un certificat de russe « études pratiques », c’est soixante-sept après La Guerre des six jours. Pour Etudes pratiques, et grâce à … grâce surtout à Madame Volochine quel professeur !!! découvert, découvert, appris à travailler à conquérir acquérir cette langue et ici (je veux dire à Moscou) je viens la mettre en mouvement, autrement, les cours sont si différents de ce qu’on fait avec Galina Fedorovna (Mme Volochine) c’est du pas à pas, des travaux pratiques mais on progresse …

Le séjour 67 … au prochain numéro … пока (« paka » @ +).

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